Articles sur les bienfaits de la biographie

Articles sur les bienfaits de la biographie dans Biographie 77c7b-hibou-ecrit
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Les effets psychiques

 
En fonction des études réalisées, on estime que 49 à 81% des personnes âgées sont dans une
démarche de « relecture de vie ».
 
Rédiger ou faire rédiger sa biographie a des effets extrêmement bénéfiques sur le psychisme. Nombreux sont les  ergothérapeutes, les gérontologues ou les psychologues qui font le même constat. 
Depuis 40 ans, plusieurs études confirment le phénomène,
notamment chez les patients atteints de maladie d’Alzheimer
 
« Plusieurs études empiriques montrent que la relecture de vie* permet de développer les
aptitudes personnelles, améliore la satisfaction de vie, l’humeur, le bien-être, et permet d’augmenter
l’estime de soi. Ces résultats entraînent les gérontologues à encourager l’utilisation de la
relecture de vie comme outil thérapeutique. […]
 
Les effets bénéfiques de la relecture de vie comme thérapie ont été démontrés […] 
 
chez les personnes avec des problèmes de mémoire. »
(S. Guillemot, Les motivations des
personnes âgées au récit de vie et leurs
influences sur la consommation de
services biographiques, thèse de doctorat,
2010.)
Des écrivains pour rédiger la biographie de Monsieur Tout-le-Monde
Moyennant 2000 à 3000 euros, tout un chacun peut entrer dans la postérité en faisant rédiger l’histoire de sa vie par un biographe privé. Un bon moyen de laisser une trace de son passage sur Terre et de transmettre la mémoire familiale.
attendre d’être riche, et célèbre, pour avoir «sa» biographie? N‘est-il pas légitime, sans être Napoléon, Einstein ou Bill Gates, de vouloir laisser une trace écrite de son passage sur Terre? Moyennant 2 000 à 3 000 euros, M. Tout-le-Monde peut aujourd’hui entrer dans la postérité. Comment? En faisant rédiger l’histoire de sa vie par un biographe privé – ils sont un millier en France – qui propose son concours à tout un chacun. Il en résulte un livre – la biographie de M. Tout-le-Monde – tiré à quelques exemplaires pour famille et amis. Sans surprise, la clientèle est composée de personnes âgées à qui leurs descendants offrent ce cadeau original perçu comme un moyen de transmettre la mémoire familiale.

«Savoir écouter»

«La qualité première dans ce métier, ce n’est pas de savoir écrire mais de savoir écouter», explique l’ancien journaliste Guillaume Moingeon, pionnier de ce métier avec 400 biographies à son actif. Une activité rentable puisque dix à vingt heures d’entretien avec le «client narrateur», et autant pour la rédiger, suffisent pour accoucher d’une biographie. Et surtout moins chère que de s’allonger pendant cinq ans sur un divan. «Nous ne sommes pas des thérapeutes!», prévient toutefois Delphine Guillou, membre du Groupement des écrivains conseils, même si la confrontation avec le passé de certains clients peut poser problème. Voyant que le métier attirait trop d’aigrefins, Guillaume Moingeon a d’ailleurs mis sur pied en 2000 le réseau «Nègres pour inconnus» qui regroupe une soixantaine de biographes sérieux, attachés comme lui au respect de certaines règles déontologiques et… tarifaires.
Source : http://www.lefigaro.fr/medias/2013/09/27/20004-20130927ARTFIG00526-des-ecrivains-pour-rediger-la-biographie-de-monsieur-tout-le-monde.php

 

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Pourquoi raconter sa vie ?

Diane Galbaud

Mis à jour le 15/06/2011

Sources : http://www.scienceshumaines.com/pourquoi-raconter-sa-vie_fr_26817.html

Écrire ses mémoires, CD, DVD… De plus en plus de seniors s’adonnent au récit de vie.
« À chaque fois qu’une personne âgée disparaît, c’est une bibliothèque qui part en fumée. » C’est par ce proverbe africain que s’ouvre cette thèse en sciences de gestion de Samuel Guillemot, soutenue en novembre dernier à l’université de Bretagne occidentale. Elle met en lumière un marché en pleine expansion : celui des services biographiques. Des sociétés proposent aux personnes âgées de concevoir leurs mémoires sous forme de livres, de CD, de films… Des ateliers d’écriture ou des stages spécifiques se développent également.

« Ils veulent d’autres histoires comme ça »

Mais pourquoi vouloir raconter sa vie ? C’est l’une des questions examinées par S. Guillemot. Tout en s’appuyant sur les recherches existantes, il a conduit trois collectes de données quantitatives auprès de 763 personnes de 60 ans et plus. Sur le plan qualitatif, il a mené 16 entretiens semi-directifs et une analyse lexicographique de 557 résumés de récits de vie. À l’issue de ce travail, il a distingué différents types de motivations qui peuvent s’entrelacer, puis il a évalué leurs influences sur la consommation de services biographiques.
Désirant faire connaître leur parcours, certaines personnes sont en quête de reconnaissance. La démarche biographique flatte leur ego« Quand on me connaît, on dit que j’ai sacrément la pêche pour avoir survécu à des tas de choses un petit peu pénibles,explique ainsi Sylvette, 63 ans. Peut-être qu’au fond c’est ça que j’attends quand on me lit, une sorte de reconnaissance, quelque chose comme “dis donc tu reviens de loin”. » Dans certains cas, le récit de vie peut jouer un rôle thérapeutique. Il vise à réparer une blessure ou à se libérer d’un poids. Exemple : Claude, 63 ans, ancien communiste, regrette ses choix politiques. « Autant reconnaître ce qu’on a mal fait, autant dire aux jeunes “on s’est trompé”, peut-être que ça soulagera un peu ma culpabilité, ça me libère en quelque sorte. »
Tournés vers l’entourage, d’autres souhaitent échanger. Pierre, 82  ans, ancien chercheur dans des pays en développement, relate : « L’autre jour à Noël, j’ai ressorti pour mes petits-enfants des notes des Noëls des années 1960 où on était en Mauritanie, il y avait toute une correspondance entre ma femme et sa famille. Je l’ai recopiée. Alors ils voulaient savoir la suite, ils veulent d’autres histoires comme ça. »

« J’aimerais bien laisser une trace écrite »

La biographie peut également remplir une fonction posthume : l’idée est de rester dans la mémoire de ses proches après sa mort. « Moi personnellement, mon père ne m’a rien laissé et ça m’a peut-être fait souffrir, confie Simon, 60 ans. J’aimerais bien laisser une trace écrite à mon fils et à ma fille. »
L’objectif peut être également de transmettre un vécu familial. Djamila, 63  ans, a le sentiment d’être la dépositaire de l’histoire de sa grand-mère : « J’étais un peu sa confidente, son mari est mort à la guerre de 14, elle m’a montré toutes ses lettres. » Il s’agit aussi quelquefois de livrer un témoignage. Née dans un pays du Maghreb au temps de la colonisation, d’un père maghrébin et d’une mère française, Djamila tient aussi à « montrer que le racisme, ça fait énormément souffrir les enfants parce qu’ils ne comprennent pas ».
« Les paroles s’envolent, les écrits restent », affirme l’adage… En sélectionnant ce que l’on veut laisser à la postérité, le but est de « construire du sens », analyse S. Guillemot. À ses yeux, les biographies permettent de faire vivre « dans d’autres que soi » des choses jugées importantes, dignes d’être préservées.
Samuel Guillemot, « Les motivations des personnes âgées au récit de vie et leurs influences sur la consommation de services biographiques », université de Bretagne-Occidentale, thèse soutenue en novembre  2010.

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Source : http://www.happysilvers.com/ecrire-son-recit-de-vie-un-moyen-dexercer-sa-memoire/

La mémoire, il faut s’en occuper !

Avec l’arrivée de l’âge, on observe un certain ralentissement des capacités cérébrales : il est donc essentiel de stimuler sa mémoire pour qu’elle fonctionne correctement.
Exercer sa mémoire doit se faire de manière continuearrow-10x10 ancètres dans le temps. Il faut faire appel à toutes les fonctions cognitives comme l’attention, la concentration, la logique… par le biais d’activités spécifiques et de jeux, tests ou exercices de mémoire. Cela peut se traduire par :
  • Continuerarrow-10x10 annales à avoir une activité intellectuelle importante ; les jeux comme le scrabble, le sudoku, les mots croisés sont un excellent moyen de stimuler sa mémoire. Selon une étude américaine récente, certains jeux vidéo permettraient aussi de limiter le déclin cognitif des plus de 60 ans (1)
  • Lire le journal ; c’est un bon exercice pour la mémoire à condition de le faire dans le but d’en parler autour de soi
  • Avoir une vie sociale active : rencontrerarrow-10x10 auteur des amis, adhérer à une association
  • Avoir une bonne hygiène de vie et pratiquer une activité physique régulière
  • Savoir se faire plaisir et avoir des projets
  • L’écriture de son récit de vie …

Pourquoi écrire sa biographie ?

Qui n’a pas pensé un jour à écrire son récit de vie ? Nombreux sont les seniors qui, à une période donnée de leur vie, souhaitent transmettre et raconter leur histoire.
Les personnes âgées, habituellement, désirent parler d’elles, de leur histoire et de leur vie. Ecrire son livre est une formidable façon d’offrir à ses proches un patrimoine et, à travers lui, donner des racines supplémentaires aux plus jeunes.
L’autobiographie est aussi une histoire que nous nous racontons en la formulant pour les autres.
Selon une étude réalisée par des chercheurs (2), les seniors seraient entre 40 et 60 % à vouloir le faire. Ce souhait devient particulièrement vivace quand ils deviennent grands-parents.
Leurs motivations (2) sont multiples :
  • Personnelles : on veut faire connaître des aspects de soi et ne pas être oublié
  • Sociétales : il s’agit de décrire les conditions de vie d’une époque, un destin collectif ou de repousser la dépendance par le travail de mémoire
  • Et principalement relationnelles : c’est un moyen de maintenir le lien social intra et intergénérationnelle et un moyen de communication. C’est un vecteur d’échange, de partage de sa vie.

Comment écrire son récit de vie ?

Il existe de nombreux services qui permettent d’écrire sa biographie :
  • Les services d’apprentissage comme les ateliers d’écriture ou encore les manuels d’autobiographie…
  • Les services de diffusion et de conservation du récit de vie.
  • Les services de coproduction du récit de vie. Dans ce cas, il s’agit de faire appel aux biographes privés, aux guides en écriture et aux conseils ou à des logiciels …
(1) Chercheurs de l’Université de Californie
(2) Thèse du Dr Guillemot
 
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http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine/faites-vous-ecrire-le-livre-de-votre-vie-23-07-2005-2006149769.php
 

Faites-vous écrire le livre de votre vie

 
ET SI, ENTRE CELLE du général de Gaulle et celle de Louis XIV sur le rayon bibliographie de votre bibliothèque, vous glissiez celle de votre mère ou de votre père ? L’idée peut sembler saugrenue, mais le concept fait fureur. Brigitte Bellac est auteur indépendant à Montrouge, elle confirme la tendance: « Depuis quelque temps, la demande explose de façon incroyable.
Sébastien Moreau a fondé en janvier 2004 sa société Votre Biographie Editions, à Boulogne-Billancourt. L’idée lui est venue au cours d’une visite dans une maison de retraite : « C’était plein de personnes seules, valides intellectuellement et désireuses de raconter leurs souvenirs. » Aujourd’hui, son entreprise florissante emploie une quarantaine d’auteurs en France, et enregistre une dizaine de commandes chaque mois.Pour expliquer la vogue des biographies, Sébastien avance plusieurs hypothèses: « Les familles n’ont jamais été aussi éclatées qu’aujourd’hui. La vie n’est plus ponctuée comme avant par les rites religieux tels le baptême ou le mariage… Les gens vivent à 300 à l’heure et les familles consacrent de moins en moins de temps à leurs anciens. »



Mise à distance et introspection

Une analyse que semble corroborer le fait que ce sont avant tout les enfants -des progénitures tout de même grisonnantes, puisqu’elles sont en moyenne âgées de 50 ans – qui proposent à leurs vieux parents de faire écrire leur biographie.

« Peut-être y a-t-il un peu de culpabilité ? » glisse l’éditeur. Mais pourquoi les intéressés ne prennent-ils pas directement la plume, substituant au genre de la biographie celui de l’autobiographie ou des mémoires ?


« Le rapport à l’écriture est compliqué, explique Agnès Chaurand, un des auteurs. Sur la feuille blanche, l’encre s’assèche vite… L’intermédiaire permet de ne pas se focaliser sur la façon dont on va écrire mais sur ce qu’on va dire. »


La méthode consiste en une dizaine de rencontres de deux heures entre l’intéressé et son biographe. La sincérité de l’échange est réelle : 
« Parfois l’écrivain essaie de mettre de la couleur… note Dominique Meier, auteur à Votre Biographie Editions, pourtant chaque fois que ce n’est pas l’exacte vérité ça dérange. » 
Les livres sont la plupart du temps écrits à la première personne, de façon chronologique. Les gens sont surpris du résultat. 
« Ils n’imaginaient pas que leur vie puisse constituer une histoire cohérente », s’amuse Dominique Meier.
Les intéressés, eux, peuvent ressentir le besoin de réaliser leur biographiepour plusieurs raisons. A l’hiver de sa vie, semblable livre est l’occasion d’une mise à distance et d’un retour sur soi.
 « Il y a sans doute une vertu purificatoire ou thérapeutique. Notre rôle est aussi un peu celui de l’analyste, il faut être dans l’écoute et renvoyer quelque chose », confie Dominique Meier. 
D’autres se livrent pour se libérer d’un secret. 
« On le confesse avec d’autant plus d’apaisement par l’écriture qu’on prend six mois pour le dire », souligne Agnès Chaurand, en évoquant l’histoire d’une grand-mère et de son amour mêlé de haine pour sa propre mère qui l’avait abandonnée…


Sébastien Moreau n’est pas encore tombé sur la perle rare, le destin extraordinaire à la « Forrest Gump », dont le tirage de la biographie sortirait ducadre de la stricte confidentialité familiale.
La vogue des biographies semble confirmer un phénomène : celui de l’écriture qui revient à la mode. Des anciens qui parlent d’eux via les biographies sur papier aux jeunes qui se racontent via les blogues sur Internet. Qui a dit que
les gens n’avaient plus rien à se dire ?
 

L’agence d’écrivains à façon de 

Sébastien Moreau

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